Les collectivités face à un paradoxe
Fortes de leurs nouvelles responsabilités, les collectivités locales ne peuvent pas toujours s'en remettre à l'Etat pour résoudre les crises qui les frappent mais elles sont, dans le même temps, dépourvues de moyens efficaces et suffisants pour affronter toutes les nouvelles situations sensibles auxquelles elles sont exposées.
A l'heure où rares sont les collectivités dotées de services en charge du « dossier risques », l'expertise en interne et une véritable culture du risque font défaut. Privés d'une analyse globale des situations sensibles, les décideurs locaux ne disposent que d'une vision partielle, morcelée, à l'image de l'organigramme fonctionnel de leur structure.
Dans ces conditions, dépourvu de moyens efficaces d'analyse et d'anticipation de l'ensemble des risques qui pèsent sur eux, alors que des décisions majeures reposent sur lui seul, l'élu local est contraint le plus souvent de gérer l'urgence dans la précipitation : la probabilité de voir un incident devenir une crise véritable en est ainsi accrue.
Une approche des crises à repenser
Anticiper et gérer les situations sensibles dans cet environnement complexe relève donc nécessairement d'une autre approche, exigeant des expertises et méthodologies adaptées à l'univers des collectivités locales et des EPCI, associant une connaissance approfondie du fonctionnement des collectivités locales à la maîtrise des préoccupations de leurs dirigeants.
D'ailleurs, 2 élus et décideurs locaux sur 3 jugent tout à fait utile de faire appel à un cabinet conseil extérieur spécialisé, en cas de crise.* Enquête
* Enquête réalisée par l'Institut d'études Opinion Way, du 12 mai au 5 juin 2003, à l'initiative de Public Gouvernance et de Groupama Protection Juridique, auprès d'un échantillon représentatif de 300 élus locaux, collaborateurs de cabinet et cadres territoriaux.